Comme mon compte en banque, mon moral est en baisse totale: je suis seule.
Pas uniquement célibataire.
Seule, abandonnée, laissée pour compte, isolée.. tant de synonymes pour au final ne résumer que ma solitude.
Ok, je l'ai cherché!!! Mais je suis comme je suis, j'ai mes convictions, mes idées (parfois un peu trop arrêtées) et mes utopies. On est sensé me connaître et m'apprécier telle que je suis, alors pourquoi tout d'un coup, ça dérange???
On a joué avec mes pieds, on n'a pas été présent, on m'a bafouée, on m'a critiquée injustement, on m'a ignorée et j'en passe des meilleurs...
Que dois-je faire pour qu'on me respecte? Qu'on fasse attention à moi? Qu'on s'inquiète pour moi...
Les amis, c'est pas fait pour ça? Faut croire que les miens, ce ne le sont pas.
Triste réalité, amère déception, dures constatations.................. Je souffre.
Ma philosophie de fille déjantée: tant qu'à avoir mal, allons au-delà de la souffrance physique et testons nos limites.
Ou ce que je nomme "tolérance à la douleur". Ce qui n'est qu'une excuse aux cicatrices qui ornent désormais mon corps. Je n'attaque que mes bras et mes mains. Parfois mon visage mais rien de définitif, je l'aime bien ma frimousse!
Pour au final, quoi?????
des coupures sur l'avant-bras qui s'estompent, deux lettres gravées toujours visibles???
Deux ronds sur la main qui risquent de demeurer indélébiles???
Je m'en fous. Des bleus, des griffes, des coups, j'en ai partout mais le pire, c'est qu'ils ne sont pas volontaires.
J'aurais préféré.. Mes marques, je les choisis, c'est une force. Mais les autres, je ne les ai pas demandées, je suppose que c'est ça, l'ironie du sort!
Cette musique que j'écoute n'a aucun sens...
Quand je me perds dans mes sombres pensées, il me faut une musique de circonstance: que choisir?
Une chanson triste qui pleurerait l'amour perdu?? N'en ai-je jamais eu seulement que pour le perdre...
Une cigarette mentholée pour faire une pause et vérifier mon gsm (sait-on jamais qu'on m'aurait appelée ou envoyé un sms- on peut rêver, mais c'est tout ce qui me reste, le rêve)

